Ils sont le troisième animal de compagnie le plus présent dans les foyers français, derrière les chiens et les chats. Pourtant, les lapins figurent aussi parmi les animaux les plus fréquemment abandonnés durant l’été. Dans les refuges spécialisés en nouveaux animaux de compagnie (NAC), les demandes de prise en charge se multiplient depuis le début des vacances scolaires, entraînant une saturation des capacités d’accueil. Plusieurs associations expliquent que les lapins sont souvent victimes d’achats impulsifs, notamment à Pâques ou pour faire plaisir à des enfants, avant d’être délaissés lorsque leurs propriétaires découvrent les contraintes liées à leur entretien.
Contrairement aux idées reçues, un lapin domestique peut vivre entre huit et douze ans. Il nécessite un espace suffisant pour se déplacer, une alimentation spécifique composée principalement de foin, des soins vétérinaires réguliers et une attention quotidienne. Les refuges constatent également que de nombreux animaux arrivent non stérilisés, ce qui favorise les reproductions non désirées et aggrave encore les abandons. Certaines structures spécialisées dans les NAC expliquent être déjà contraintes de refuser des prises en charge faute de places disponibles.
Des structures d’accueil sous forte pression
Si les statistiques nationales distinguent principalement les chiens et les chats, les refuges observent une hausse des abandons touchant aussi les nouveaux animaux de compagnie, dont les lapins représentent une part importante. La SPA indique que les abandons d’animaux ont progressé d’environ 10 % au début de l’été 2026 dans ses refuges, tandis que plusieurs centaines de NAC sont recueillis chaque année pendant la période estivale. Les associations spécialisées alertent sur un manque chronique de familles d’accueil et de bénévoles pour faire face à cet afflux.
Selon le ministère de l’Agriculture, l’abandon d’un animal constitue un acte de maltraitance puni par la loi. Les campagnes nationales de sensibilisation rappellent qu’adopter un lapin représente un engagement de longue durée et que des solutions existent avant un abandon, comme les pensions, les familles d’accueil temporaires ou les associations capables d’accompagner les propriétaires en difficulté. Pour les refuges, la prévention demeure le meilleur moyen d’éviter que ces animaux ne soient les victimes silencieuses de chaque période estivale.
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