Damas et Moscou ont signé un mémorandum d’entente sur le devenir des installations militaires russes en Syrie, après dix-huit mois de négociations. Les bases de Hmeimim et de Tartous seront converties en centres de formation conjoints et intégrées à l’administration civile syrienne.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé dimanche la signature d’un mémorandum d’entente avec la Russie portant sur la gestion future des bases militaires russes situées sur la côte méditerranéenne du pays. L’accord met fin à dix-huit mois de tractations entre les deux gouvernements.
Concrètement, la Syrie reprend la gestion de l’aéroport de Hmeimim et du quai commercial du port de Tartous. Les médias d’État syriens ont cité le ministère, selon lequel ces installations seront transformées en « centres conjoints de formation et de renforcement des capacités, dans le cadre de nouveaux arrangements préservant les intérêts mutuels ». Leur intégration progressive à l’administration civile syrienne devrait être achevée dans un délai de trois mois. Moscou n’a pas encore réagi publiquement à l’annonce.
Ces deux bases constituaient les seules installations militaires officielles de la Russie hors de l’ex-espace soviétique. Elles avaient permis à Moscou d’apporter un soutien militaire décisif à Bachar Assad durant les treize années de guerre civile syrienne, qui s’est achevée en 2024 avec la chute du régime.
Assad a été renversé en décembre 2024 et vit depuis en exil à Moscou. Son successeur, Ahmad al-Sharaa, avait conduit une alliance de groupes rebelles islamistes contre les forces gouvernementales. Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2025, il a rencontré Vladimir Poutine à deux reprises dans la capitale russe. Lors de leur dernier entretien, le président russe avait estimé que « beaucoup avait été accompli pour restaurer les relations interétatiques ».
Le gouvernement syrien réclame par ailleurs l’extradition de l’ancien président Assad, toujours hébergé sur le sol russe.
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