Pyongyang a annoncé lundi que ses exercices de tirs réels du samedi avaient démontré une « immense puissance destructrice », mobilisant cinq unités de l’armée et plusieurs types d’armements simultanément.
L’agence officielle nord-coréenne KCNA a détaillé le déroulement des tirs du samedi : drones d’attaque, missiles de croisière tactiques, missiles balistiques tactiques et d’autres systèmes d’armement ont été tirés en même temps. L’objectif affiché était de renforcer le moral des troupes et d’améliorer leur capacité à « faire s’effondrer complètement l’ennemi ».
Le maréchal nord-coréen Pak Jong Chon, cité par KCNA, a déclaré que l’exercice visait à « améliorer le niveau de spécialisation pour abattre les forces armées ennemies de manière organisationnelle et structurelle dès qu’un ordre est donné ». Les systèmes déployés ont selon lui démontré « l’immense puissance destructrice des tirs concentrés ».
L’état-major interarmées sud-coréen a confirmé que plusieurs missiles avaient été tirés samedi, parcourant environ 250 kilomètres dans les eaux orientales de la Corée du Nord. Ces distances laissent penser que les armes testées sont conçues pour frapper des cibles situées en Corée du Sud, y compris des bases militaires américaines.
Ces tirs interviennent au lendemain de la conclusion d’exercices maritimes trilatéraux entre les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon, que Pyongyang considère comme une provocation. Ils surviennent également dans un contexte diplomatique tendu : en août, Donald Trump avait ordonné au Pentagone de « réduire substantiellement » l’exercice Ulchi Freedom Shield mené conjointement avec Séoul, invoquant ses bonnes relations avec Kim Jong Un. L’exercice s’est finalement terminé six jours plus tôt que prévu.
Pyongyang avait rejeté ce geste, estimant que la réduction de la durée ne changeait pas la « nature provocatrice et agressive » des manœuvres. Des experts estiment que Kim Jong Un considère sa position renforcée en vue d’une éventuelle reprise des négociations avec Washington, depuis leurs premières rencontres en 2018 et 2019. Le dirigeant nord-coréen a indiqué plus tôt cette année qu’il pourrait revenir à la table des discussions si les États-Unis abandonnaient leur « politique hostile » et reconnaissaient le statut nucléaire de son pays.

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