Le dirigeant du parti populiste de droite Électeurs libres et vice-premier ministre de Bavière, Hubert Aiwanger, a été retrouvé mort mercredi soir dans un hôtel du centre de Berlin. Il avait 55 ans. Les circonstances du décès font l’objet d’une enquête.
C’est le parquet de Berlin qui a confirmé la nouvelle mercredi soir : Hubert Aiwanger, figure centrale de la politique bavaroise depuis plus de quinze ans, est décédé dans sa chambre d’hôtel de la Friedrichstrasse, dans le quartier de Berlin-Mitte. Le politicien s’était rendu dans la capitale fédérale pour inaugurer le bureau berlinois de son parti, les Électeurs libres, mais avait annulé sa prise de parole en raison d’un malaise.
Les enquêteurs ont ouvert une procédure afin de « déterminer la cause précise du décès et les circonstances qui l’entourent, ainsi que d’écarter toute hypothèse d’acte criminel », ont-ils précisé mercredi soir. Aucune conclusion définitive n’a été rendue publique à ce stade.
Né en Basse-Bavière, Aiwanger avait été élu au Parlement régional bavarois en 2008 sous les couleurs des Électeurs libres, dont il était devenu le président du groupe parlementaire. En 2018, son parti avait conclu une coalition avec l’Union sociale-chrétienne (CSU) du premier ministre Markus Söder, ce qui lui avait valu le poste de ministre de l’Économie et de vice-premier ministre de l’État libre de Bavière.
Personnage clivant, connu pour son verbe offensif et sa rhétorique populiste, Aiwanger incarnait à lui seul le visage des Électeurs libres à l’échelle nationale. Le mouvement n’est toutefois jamais parvenu à franchir le seuil d’entrée au Bundestag, le parlement fédéral allemand, limitant son influence au niveau régional.
En 2023, à quelques semaines des élections régionales bavaroises, il avait été rattrapé par une affaire retentissante : la révélation qu’il aurait rédigé, dans sa jeunesse au lycée dans les années 1980, un tract antisémite comportant des références aux atrocités nazies, dont Auschwitz. L’affaire avait provoqué un vif débat national, sans pour autant mettre fin à sa carrière politique.
Markus Söder a réagi à l’annonce du décès de son vice-premier ministre en exprimant sa « profonde stupeur ». « La mort soudaine de Hubert Aiwanger est une tragédie absolue », a-t-il écrit sur le réseau social X. « Nos pensées vont en premier lieu à sa famille et à ses enfants. Nous partageons leur deuil et prions pour eux. » Aiwanger laisse derrière lui deux enfants. Il vivait avec Tanja Schweiger, administratrice de district pour les Électeurs libres, sans être marié.









Réagir à l’article
Soyez le premier à commenter cet article.