La France a connu en 2026 son deuxième mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures en 1900, selon le bilan publié vendredi 2 octobre par Météo-France. À l’échelle nationale, la température moyenne a dépassé de 3,1 °C la normale calculée sur la période 1991-2020. Seul septembre 2023 avait été encore plus chaud, avec une anomalie de +3,6 °C.
Le mois a été marqué par trois épisodes de chaleur successifs, dont un particulièrement intense entre le 3 et le 8 septembre. Les températures maximales ont dépassé les normales de 4,5 °C en moyenne sur l’ensemble du pays, avec des écarts atteignant localement 6 °C. Plusieurs villes ont battu leur record mensuel, parmi lesquelles Perpignan, Albi, Nîmes, Toulouse ou Carcassonne. À Lavaur, dans le Tarn, le thermomètre a atteint 40,3 °C le 6 septembre, établissant un nouveau record national pour un mois de septembre.
Quatre mois consécutifs à plus de 3 °C au-dessus des normales
Météo-France souligne surtout le caractère exceptionnel de la séquence observée depuis le début de l’été. Septembre 2026 constitue le quatrième mois consécutif avec une anomalie thermique supérieure à +3 °C à l’échelle de la France. Une telle succession n’avait jamais été observée sur une période aussi longue depuis le début des mesures.
Le début du mois a concentré les valeurs les plus spectaculaires. Lors du pic de chaleur du 6 septembre, la température maximale moyenne sur la France a atteint 32 °C. Sept départements méditerranéens avaient alors été placés en vigilance orange canicule. Météo-France relie l’intensité de ces épisodes au réchauffement climatique global, renforcé ponctuellement cette année par la sécheresse des sols superficiels.
Un mois également exceptionnellement sec et ensoleillé
La chaleur n’est pas le seul record notable. Septembre 2026 se classe également au troisième rang des mois de septembre les plus secs enregistrés en France. Le déficit de précipitations approche 70 % sur l’ensemble du territoire et la sécheresse des sols a continué de s’aggraver au cours du mois. L’indicateur national de sécheresse a atteint un niveau encore jamais observé à cette période de l’année, particulièrement sur un axe allant du Sud-Ouest au Nord-Est.
L’ensoleillement a lui aussi été exceptionnel, avec un excédent supérieur à 30 % à l’échelle nationale. Septembre 2026 devient ainsi le deuxième mois de septembre le plus ensoleillé depuis le début des mesures disponibles, derrière 1997. Plusieurs villes, notamment Toulouse, Perpignan, Nice, Lyon ou Dijon, n’avaient jamais enregistré autant d’heures de soleil en septembre. France
Des pluies diluviennes en fin de mois
Cette sécheresse généralisée n’a toutefois pas empêché un épisode méditerranéen très intense à la fin du mois. Les 29 et 30 septembre, les Cévennes, le Gard et l’Hérault ont reçu localement des cumuls considérables, avec 340 mm à Saint-Hippolyte-du-Fort, 305 mm à Colognac et 154 mm à Montpellier.
Le bilan de septembre 2026 résume ainsi les contrastes d’un mois météorologique hors normes : chaleur durable, manque de pluie généralisé, ensoleillement exceptionnel, puis précipitations extrêmes dans le sud. Après un été déjà marqué par de fortes températures en Europe de l’Ouest, ce nouveau record mensuel confirme la succession d’épisodes chauds particulièrement remarquables en France en 2026.

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