Invité de « Quelle époque ! » sur France 2, dimanche, l’homme politique de 80 ans Daniel Cohn-Bendit n’a pas mâché ses mots envers le gouvernement d’Israël. Assis à côté de Michel Drucker sur le plateau animé par Léa Salamé, Daniel Cohn-Bendit dénonce les dérives du camp Netanyahou.
« En tant que juif, j’ai eu peur après le 7 octobre et j’ai honte de ce gouvernement israélien, voilà les deux choses qu’il faut dire ensemble« , explique-t-il.
« On est proches de la paix si on la veut !«
Michel Drucker, quant à lui, rappelle avec fermeté et humanité qu’il n’a pas « d’indignation sélective« . « Le 7 octobre, j’ai trouvé ça effrayant mais j’ai été aussi bouleversé par les enfants et par les civils, mourant aux portes de Gaza et ce qui se passe au Haut-Karabakh aux portes de l’Arménie m’indigne également« .
Daniel Cohn-Bendit poursuit : « Oui mais c’est exactement ça. Après le 7 octobre, quand je dis que je me suis senti juif et que juif, c’est que je me suis senti seul. Il y a tout de suite eu le ‘oui mais’, et ce ‘oui mais’ était insupportable ». C’est pourquoi je dis qu’aujourd’hui, qui est pro-israélien doit manifester avec un drapeau d’Israël et un drapeau palestinien. De même, qui est pro-palestinien doit manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israëlien (…) on est proches de la paix si on la veut ! »