Un centre de données de Yandex a été touché par une attaque de drone dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 octobre, à Sasovo, dans la région russe de Riazan. Le géant technologique a confirmé qu’un incendie avait endommagé une partie de ses infrastructures et entraîné l’arrêt complet du site. Aucun blessé n’a été signalé, selon l’entreprise, qui indique que les services spécialisés interviennent pour traiter les conséquences de l’attaque.
L’origine ukrainienne de la frappe a été revendiquée par Andriï Kovalenko, responsable du Centre ukrainien de lutte contre la désinformation. Le gouverneur de la région, Pavel Malkov, a de son côté annoncé que deux drones ukrainiens avaient été abattus pendant la nuit et que le toit d’une entreprise avait pris feu dans le secteur de Sasovo. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une importante colonne de fumée, mais elles n’ont pas été authentifiées de manière indépendante.
Des perturbations dans les services numériques
Le site de Sasovo est l’un des cinq grands centres de données de Yandex et héberge des dizaines de milliers de serveurs. Le groupe a indiqué travailler au rétablissement des services affectés, tout en précisant que ses principaux services destinés au grand public avaient été préservés. Yandex Cloud a néanmoins signalé un problème d’alimentation électrique dans une zone de son infrastructure et recommandé à ses clients d’utiliser d’autres zones disponibles. L’ampleur exacte des dommages et le calendrier de remise en fonctionnement n’ont pas été précisés.
Cette attaque intervient après plusieurs semaines de frappes russes contre des centres de données et des infrastructures de télécommunications en Ukraine. Selon Reuters, aucune attaque ukrainienne majeure contre un centre de données russe n’avait auparavant été confirmée. Au-delà des installations énergétiques et industrielles, les infrastructures qui assurent le stockage des données et le fonctionnement des services en ligne sont ainsi directement touchées par les frappes à longue portée des deux pays.

Réagir à l’article
Soyez le premier à commenter cet article.