L’Arabie saoudite est confrontée à une nouvelle attaque contre son principal aéroport international. Ce dimanche, un projectile a frappé l’aéroport international Roi-Khaled de Riyad, au lendemain d’une attaque meurtrière qui a fait 13 morts et plus de 300 blessés. Plusieurs personnes ont été blessées lors de cette nouvelle frappe, tandis que les autorités maintiennent la suspension des opérations aériennes. Une Française figure parmi les victimes blessées samedi. Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué les attaques contre les installations saoudiennes.
Une nouvelle frappe contre l’aéroport de Riyad ce dimanche
L’aéroport international Roi-Khaled de Riyad a de nouveau été visé dimanche 11 octobre, en soirée. L’Autorité générale saoudienne de l’aviation civile a confirmé que plusieurs personnes avaient été blessées lors de cette nouvelle attaque, moins de 24 heures après une frappe particulièrement meurtrière contre le même complexe aéroportuaire.
Selon les premières informations communiquées par les autorités saoudiennes, un projectile a touché le secteur du terminal 4, provoquant un incendie. Les terminaux 3 et 4, principalement utilisés pour les vols intérieurs, se trouvent dans la zone touchée par les attaques successives. Le nombre exact de blessés de dimanche n’a pas encore été communiqué.
L’aéroport, l’un des principaux points d’entrée internationaux du royaume, demeure fermé au trafic aérien. Les autorités poursuivent leurs évaluations des dommages et des conditions de sécurité avant toute éventuelle reprise des opérations.
Samedi, une attaque meurtrière a fait 13 morts et 309 blessés
La nouvelle attaque intervient au lendemain d’un bombardement qui a provoqué un véritable carnage dans l’aéroport de la capitale saoudienne. Samedi 10 octobre, un missile a frappé un terminal accueillant des passagers, faisant initialement 12 morts et 309 blessés, dont plusieurs dans un état critique.
Le bilan s’est ensuite alourdi à 13 morts après le décès d’un ressortissant indien qui avait été blessé lors de l’attaque. Les premières victimes décédées comprenaient 4 Saoudiens, 2 Bangladais ainsi que des ressortissants américains, égyptiens, jordaniens, syriens, palestiniens et soudanais.
L’attaque a provoqué d’importants dégâts matériels et nécessité une intervention massive des secours. Des passagers et des employés se sont retrouvés confrontés à une situation de panique, tandis que les équipes médicales prenaient en charge les blessés et organisaient leur transfert vers les établissements hospitaliers.
Une Française parmi les centaines de blessés
Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé dimanche qu’une ressortissante française figurait parmi les personnes blessées lors de l’attaque de samedi. Aucun décès français n’a été annoncé et les autorités françaises n’ont pas communiqué publiquement de précisions sur la gravité de ses blessures.
Paris a fermement condamné cette attaque attribuée aux rebelles houthis du Yémen. La France a dénoncé une « attaque odieuse conduite par les houthistes », alors que les infrastructures civiles saoudiennes sont désormais directement exposées à des frappes répétées.
Les représentations diplomatiques étrangères ont également multiplié les recommandations de sécurité. Plusieurs ambassades ont demandé à leurs ressortissants d’éviter l’aéroport de Riyad et ses environs en raison de la poursuite des opérations militaires.
Les rebelles houthis revendiquent les attaques et menacent les avions
Les rebelles houthis, qui contrôlent notamment la capitale yéménite Sanaa et bénéficient du soutien de l’Iran, ont revendiqué l’attaque meurtrière de samedi. Ils ont également annoncé des opérations visant des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes.
Le mouvement a averti les compagnies aériennes que l’espace aérien saoudien constituait désormais une zone d’opérations militaires. Ses menaces concernent les avions circulant dans cet espace, à l’exception des secteurs des villes saintes de La Mecque et de Médine.
Les autorités saoudiennes accusent les Houthis de prendre délibérément pour cible des infrastructures civiles. La coalition militaire dirigée par Riyad a qualifié l’attaque de crime de guerre et promis une riposte militaire.
Ces frappes s’ajoutent à plusieurs attaques enregistrées ces derniers jours contre les aéroports saoudiens, notamment ceux de Riyad et d’Abha. Des installations proches de l’aéroport international Roi-Fahd, à Dammam, ont également été concernées par des tirs de projectiles.
Donald Trump envisage une intervention américaine contre les Houthis
L’escalade militaire a provoqué une réaction de Washington. Le président américain Donald Trump a condamné l’attaque contre l’aéroport de Riyad et indiqué qu’il examinait la possibilité d’une participation américaine aux opérations contre les rebelles houthis.
Une telle décision pourrait entraîner une extension des opérations militaires américaines au Yémen, où les affrontements opposent les Houthis aux forces soutenues par le gouvernement yéménite reconnu internationalement et par l’Arabie saoudite.
Les combats se sont intensifiés depuis le lancement d’une nouvelle offensive contre les positions houthies début octobre. En réaction, les rebelles ont multiplié les tirs contre les installations saoudiennes, avec une attention particulière portée aux aéroports et aux infrastructures stratégiques du royaume.
L’aéroport de Riyad fermé, le trafic aérien gravement perturbé
La succession des attaques a contraint les autorités saoudiennes à prolonger la fermeture de l’aéroport international Roi-Khaled. Plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs dessertes ou modifié leurs programmes de vols, tandis que des voyageurs se retrouvent dans l’impossibilité de rejoindre ou de quitter normalement la capitale.
Les établissements scolaires de Riyad ont également été invités à poursuivre leurs enseignements à distance, dans un climat de fortes tensions sécuritaires. Les autorités cherchent à limiter l’exposition des civils alors que de nouvelles frappes restent possibles.
Cette nouvelle attaque intervient alors que l’aéroport de Riyad avait déjà été frappé par un missile et ses opérations suspendues. Les bombardements successifs compliquent désormais toute perspective de réouverture rapide.
Dimanche soir, aucune date officielle de reprise complète du trafic aérien n’avait été annoncée. Le bilan humain de la nouvelle attaque restait également provisoire, les autorités saoudiennes ayant seulement confirmé la présence de blessés.

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