Le projet de métro souterrain entre Monaco et Nice n’aura pas de soutien financier français. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a fermé la porte à toute participation de l’État, invoquant le contexte budgétaire tendu et les procédures complexes que suppose un tel chantier. Relancé par Christian Estrosi en 2022, puis repris en main par le gouvernement monégasque en 2024 via un appel à candidatures, ce métro express devait relier le centre de la Principauté au site de La Brasca, sur les hauteurs d’Èze et de La Turbie.
Une ambition à contre-courant des priorités françaises
Le projet comprend également un parking relais de 3.500 places et promettait une mise en service entre six à huit ans après signature. Mais pour Philippe Tabarot, également sénateur des Alpes-Maritimes, ce projet phare est difficilement conciliable avec les contraintes actuelles. Il évoque notamment les lourdeurs administratives et judiciaires, en référence à la suspension du chantier de l’autoroute A69, et préfère miser sur l’extension de l’offre ferroviaire régionale. Depuis décembre, des TER relient Cannes à Menton toutes les 15 minutes, avec un passage par Monaco. Malgré des flux croissants de travailleurs frontaliers et un réseau routier saturé, la France temporise. Monaco devra donc envisager seule ou autrement son ambition souterraine.
