Vendredi dernier, en fin d’après-midi, Jean-Paul Guerineau, 68 ans, originaire des Pyrénées-Atlantiques, fait halte en bord de route à Saint-Étienne-de-Chigny (Indre-et-Loire). À bord de son van Mercedes spécialement aménagé pour son fauteuil roulant, il doit simplement reprendre la route vers Tours… Mais son camping-car tombe en panne électrique, et ses portes et hayons, verrouillés automatiquement, restent inaccessibles. Coincé à l’intérieur, sans moyen de s’approvisionner et dépourvu de toute évacuation d’urgence, il se retrouve enfermé tout ce week-end, incapable de sortir par l’avant ou la porte latérale bloquée.
Un week-end enfermé sans eau ni assistance rapide
Immédiatement, Jean-Paul contacte l’assistance de la marque, qui l’informe qu’un dépanneur ne pourra venir que ce lundi 28 — son utilitaire ne relevant pas d’un service prioritaire. Privé d’eau et de nourriture, le septuagénaire doit son salut à la solidarité locale : un garage voisin lui apporte pain et bidons d’eau et passe plusieurs fois pour s’assurer de son état. « Je ne pouvais pas en descendre. Terminé ! », confie-t-il à La Nouvelle République, rappelant qu’il s’était offert ce van après un grave accident agricole à 40 ans pour enfin voir la France.
Une assistance coûteuse pour un van chroniquement capricieux
Hier mardi, Jean-Paul est resté bloqué dans le garage Mercedes de Tours, attendant un arrangement financier avec le constructeur pour la facture du remorquage et de la réparation. Son unique filet de sécurité ? Une formule d’assistance « toutes pannes » facturée 5 000 €, souscrite lors de l’achat de son van à 80 000 €. Un choix opportun, alors que le véhicule, acheté avec ses maigres économies, a déjà connu près de trente pannes depuis trois ans. Sans cette assurance, le voyageur handicapé, dont le tour de France se voulait un rêve de liberté, aurait vraisemblablement été laissé seul et sans recours face à son ultime mésaventure.