Jeudi soir à Dunkerque, des tirs de mortiers ont été signalés à proximité de la maison d’arrêt de la ville. Deux individus ont été interpellés peu après les faits, tandis qu’un troisième suspect est toujours recherché. L’enquête devra déterminer si l’établissement pénitentiaire était effectivement visé. Les faits se sont produits en début de soirée, lorsque des détonations ont alerté un témoin dans le secteur de la prison. Grâce à une équipe cynophile présente à proximité, une voiture suspecte a pu être repérée et stoppée quelques rues plus loin. À son bord, les forces de l’ordre ont interpellé deux individus : un adolescent de 15 ans et un homme de 35 ans. Les images de vidéosurveillance ont permis de confirmer leur implication présumée. Ils ont été placés en garde à vue.
Aucune certitude sur une cible pénitentiaire
Si les premiers éléments laissent penser que les tirs pourraient avoir été dirigés vers l’enceinte carcérale, aucune preuve formelle ne permet pour l’instant de l’affirmer. Une source pénitentiaire locale évoque même la possibilité que la maison d’arrêt n’ait pas été visée directement. L’enquête devra clarifier les intentions exactes des auteurs. Cet incident intervient dans un contexte tendu. Depuis le 13 avril, une série d’attaques ciblant des établissements pénitentiaires, des véhicules ou encore les domiciles de surveillants ont été enregistrées à travers le pays. À ce jour, 21 personnes ont été mises en examen dans le cadre de cette enquête nationale, dont 19 sont incarcérées et deux mineurs placés en centre éducatif fermé. Aucun lien n’a pour l’heure été établi entre ces violences coordonnées et l’événement survenu à Dunkerque.