Un enfant de 3 ans a quitté seul son école du XVIe arrondissement dimanche, à l’issue des temps d’activités périscolaires, avant d’être retrouvé au Trocadéro. L’incident relance les interrogations sur la surveillance exercée durant ces temps encadrés par la Ville de Paris. L’enfant n’aurait pas dû pouvoir quitter l’établissement sans accompagnement. Les circonstances exactes de cette fugue restent à éclaircir, mais l’affaire survient dans un contexte déjà tendu autour de la sécurité des enfants en dehors des heures de classe.
Des recommandations ignorées depuis dix ans
La sénatrice LR Agnès Evren a accordé un entretien au JDD dimanche pour dresser le bilan de sa commission d’enquête consacrée aux violences dans le périscolaire. Son constat est sévère : en dix ans, 50% des recommandations formulées pour améliorer le système n’ont jamais été appliquées. La rapporteure pointe des signalements encore mal tracés et s’interroge sur les procédures de recrutement des animateurs. Mardi dernier, un animateur a été condamné à Paris à cinq ans de prison, dont un sous bracelet électronique, pour agressions sexuelles sur neuf enfants d’école primaire. Cette sanction marque la première peine ferme prononcée dans le scandale du périscolaire parisien.
L’affaire avait éclaté en 2025, lorsque la mairie de Paris avait recensé 46 animateurs suspendus sur l’année, dont 20 pour des faits à caractère sexuel. Les dysfonctionnements répétés questionnent la capacité des autorités à garantir la sécurité des enfants confiés aux structures périscolaires. Les parents réclament désormais des mesures concrètes et une transparence accrue sur les contrôles effectués.

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