Au moins sept personnes, dont deux fillettes âgées de cinq ans, ont trouvé la mort mercredi lorsqu’un bateau transportant des migrants a chaviré alors qu’il était escorté vers le port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro, dans l’archipel espagnol des Canaries.
Le drame s’est produit à l’approche du quai, alors qu’un navire de sauvetage maritime accompagnait l’embarcation surchargée, qui comptait environ 180 personnes à bord, selon la télévision publique espagnole TVE. Selon les premiers éléments, le chavirement aurait été provoqué par un mouvement de panique : de nombreux passagers se seraient précipités d’un même côté du bateau, déséquilibrant la structure fragile de l’embarcation à toit ouvert.
Les victimes confirmées incluent, outre les deux enfants, une adolescente de 16 ans et quatre femmes, selon les services d’urgence régionaux. Les images diffusées en direct par TVE montrent des dizaines de personnes projetées à l’eau, luttant pour rejoindre le navire de secours, tandis que l’équipage leur lançait des gilets de sauvetage dans une scène chaotique.
La Croix-Rouge a salué la mobilisation rapide des secours, indiquant que des membres de clubs de plongée locaux se sont joints aux opérations de sauvetage. Des plongeurs spécialisés ont ainsi épaulé les équipes de secours pour extirper les naufragés de la mer. Un hélicoptère médical a également été déployé pour évacuer les victimes en urgence.
La route migratoire de l’Atlantique entre l’Afrique de l’Ouest et les îles Canaries est l’une des plus périlleuses. En 2024, elle a déjà coûté la vie à 4 808 personnes selon l’ONG Walking Borders, un chiffre effrayant malgré une baisse relative des arrivées cette année. Les migrants quittent souvent le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal ou la Gambie à bord de pirogues ou de canots pneumatiques surchargés et mal équipés pour affronter l’océan Atlantique.
Le ministère espagnol de l’Intérieur reconnaît que le nombre d’arrivées a reculé en 2025, mais les conditions extrêmes et les dangers de la traversée continuent de faire des victimes, rappelant cruellement la précarité des migrations maritimes vers l’Europe.