Scène surréaliste devant la gare de Caen, un soir de mars. Un homme de 38 ans, en colère, en détresse, et visiblement alcoolisé, met le feu à un vélo en pleine rue, persuadé qu’il s’agit du sien, volé trois mois plus tôt. L’incident, capté par les caméras de vidéosurveillance, se termine en garde à vue, puis devant un tribunal. Les faits remontent au 26 mars, vers 23h15. Sur les images, on le voit alimenter les flammes avec des détritus, les mains noircies, un briquet en poche. Interpellé par la police, l’homme explique dans un mélange de rage et de confusion qu’il a reconnu son VTT Rockrider. Vélo volé, chien disparu, mère malade… il dit avoir craqué.
Une colère qui coûte cher
Jugé en comparution immédiate, le prévenu a écopé de 500 euros d’amende, dont 300 avec sursis. Il a été relaxé des accusations de deux autres incendies, concernant cette fois un local poubelles et une boîte aux lettres dans son immeuble d’Hérouville Saint-Clair. Un moment d’excès, une étincelle de trop, et le vélo peut finir en brasier… même s’il n’est pas à vous.
