L’homme de 38 ans, déjà condamné à 14 reprises, a été sanctionné mercredi par le tribunal de Nîmes pour avoir harcelé son ex-compagne avec des appels incessants et des menaces de mort. Ce qui avait commencé comme une romance s’est transformé en calvaire pour une habitante de Poulx, dans le Gard. Après plusieurs mois de relation entamée fin 2023, la jeune femme rompt avec Medhi, son compagnon. Mais ce dernier ne parvient pas à tourner la page. Fin 2024, la situation dégénère : la jeune femme reçoit des menaces de mort et finit par déposer plainte. Malgré cette démarche, l’homme multiplie les appels, jusqu’à l’obsession.
Une rupture qui vire au cauchemar
Entre février et mars 2025, les enquêteurs comptabilisent pas moins de 1 500 appels, soit en moyenne plus de 20 appels par jour. Face à cette intrusion permanente, la victime obtient un téléphone anti-rapprochement dès novembre 2024. À l’audience, son avocate, Me Victoria Morgante, évoque une cliente en détresse psychologique, marquée par deux tentatives de suicide. « Mon client n’a pas pris la mesure de l’impact de ses actes sur la victime », déplore-t-elle. Déjà bien connu des services de police, Medhi compte quatorze condamnations à son actif. Mercredi 14 mai, il a été reconnu coupable de harcèlement et menaces, et condamné à six mois de prison avec sursis. Le tribunal a également prononcé une interdiction de contact avec son ex-compagne, l’interdiction de se rendre à Poulx, et une amende de 600 euros pour le préjudice moral infligé.