Les riverains n’en pouvaient plus du toit menaçant de s’effondrer : la petite bâtisse délabrée de la rue principale faisait tache depuis des années. Depuis avril, la mairie l’a finalement mise aux enchères… en partant de 0 €. Le concept est simple : on rachète la ruine, on signe qu’on la retape sans traîner, et on finance le chantier sur ses propres deniers. Faute d’héritiers repérés en dix ans, la commune a récupéré les clés cet automne. Budget serré oblige, elle préfère refiler la patate chaude plutôt que de refaire elle-même les 36 m² plus jardinet.
Du « bien sans maître » à la vente flash municipale
Le maire, Pierre-François Bouguet, table sur « quelques milliers d’euros tout au plus » pour la transaction – une somme dérisoire, reconnaît-il, vu l’état proche de la ruine. Premiers candidats sur les rangs : des investisseurs orléanais flairant la pénurie de studios dans le Loiret. L’un d’eux chiffre déjà 50 000 à 60 000 € pour toiture, isolation, huisseries, plomberie et peinture. Les dossiers doivent atterrir en mairie d’ici le 30 avril, avant un passage en commission d’appels d’offres. Au bout, un logement réhabilité, des voisins soulagés… et un acquéreur qui saura très vite qu’une maison « gratuite » n’existe que sur le papier.