L’administration Trump a proposé l’instauration d’une taxe de 70 000 dollars pour accéder au programme de formation pratique optionnelle, qui permet aux étudiants étrangers de travailler aux États-Unis à l’issue de leur cursus. Une mesure présentée comme un outil de lutte contre la fraude, mais qui pourrait de facto fermer la porte à des dizaines de milliers d’étudiants internationaux.
Le département de la Sécurité intérieure a annoncé mercredi la mise en consultation d’un projet de frais d’accès fixés à 70 000 dollars pour le programme dit de formation pratique optionnelle, connu sous l’acronyme OPT. Ce dispositif permet aux étudiants étrangers titulaires d’un visa étudiant d’acquérir une expérience professionnelle directement liée à leur domaine d’études, sans avoir à changer de statut migratoire.
L’administration justifie cette mesure par la nécessité de combattre ce qu’elle qualifie de fraudes et d’abus au sein du programme. Elle avance également que la restriction de l’accès à ce dispositif favoriserait la compétitivité des candidats américains sur le marché du travail face aux postulants étrangers.
Avec un montant de 70 000 dollars, cette taxe représente pour la grande majorité des étudiants internationaux une barrière financière insurmontable. Le programme OPT est l’un des plus utilisés par les diplômés étrangers souhaitant rester aux États-Unis après leurs études, notamment dans les secteurs des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques, où une extension de trois ans est possible.
Cette proposition s’inscrit dans une politique plus large de l’administration Trump visant à durcir les conditions d’accueil et de séjour des étudiants étrangers sur le territoire américain, une orientation qui suscite des inquiétudes croissantes dans les universités américaines, fortement dépendantes des droits d’inscription versés par cette population.

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