Un ressortissant indien surnommé « gourou » par ses victimes a été condamné vendredi 9 octobre à vingt ans de réclusion criminelle pour des faits d’extorsion et de tortures sexuelles commis via la plateforme Discord. Le procès, tenu à huis clos pendant cinq jours, a abouti à une peine inférieure à celle réclamée par le parquet général.
La cour a rendu son verdict vendredi 9 octobre au terme d’une semaine d’audience : Rohan Rane, ressortissant indien présenté comme un idéologue néonazi, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Les faits qui lui étaient reprochés portaient sur des actes d’extorsion et de tortures sexuelles perpétrés à distance, par l’intermédiaire de la plateforme de messagerie Discord, sur laquelle il exerçait une emprise psychologique sur ses victimes. Le parquet général avait requis une peine plus lourde, sans que le quantum exact n’ait été rendu public.
Le procès s’est déroulé intégralement à huis clos, une décision qui a suscité des regrets du côté des parties civiles. Si celles-ci se sont déclarées satisfaites de la condamnation, elles auraient souhaité une audience publique, estimant qu’une telle affaire aurait pu contribuer à sensibiliser l’opinion aux violences masculinistes et aux mécanismes de manipulation en ligne.
Un huis clos qui frustre les parties civiles
L’affaire met en lumière un mode opératoire fondé sur l’emprise numérique : la plateforme Discord, très utilisée par les communautés de jeux vidéo et les groupes affinitaires, a servi de terrain de recrutement et de contrôle pour l’accusé. Les faits reprochés combinent des infractions graves, extorsion et tortures à caractère sexuel, dans un cadre idéologique revendiqué par le condamné. La nature de ces agissements, exercés à distance sur des victimes isolées, illustre une forme de criminalité en ligne dont les contours juridiques continuent d’évoluer.

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