La primaire de la gauche commence à structurer les lignes au sein du Parti socialiste. Ce lundi matin sur BFMTV, Nicolas Mayer-Rossignol a défendu la candidature de Raphaël Glucksmann, tandis que le député Arthur Delaporte a salué avec enthousiasme l’entrée en lice d’Olivier Faure.
Soutien de Raphaël Glucksmann, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol estime que le dirigeant de Place publique incarne la « clarté » dont la gauche aurait besoin pour affronter l’extrême droite. « On ne combattra pas l’extrême droite avec de l’extrême flou », a-t-il lancé, ajoutant : « Nous, on veut de l’extrême clarté. »
Delaporte mise sur Olivier Faure
À l’inverse, Arthur Delaporte a qualifié l’annonce de la candidature d’Olivier Faure de « meilleure nouvelle de la soirée » de dimanche. Le député socialiste estime que le premier secrétaire du PS peut « représenter le PS et rassembler plus largement à gauche ». « Je crois que c’est ce dont on a besoin si on veut derrière l’emporter », a-t-il affirmé.
Nicolas Mayer-Rossignol a également directement ciblé Jean-Luc Mélenchon, estimant qu’un vote en faveur du leader insoumis favoriserait mécaniquement Marine Le Pen au second tour. Une manière d’appuyer la stratégie de Raphaël Glucksmann, qui cherche à incarner une gauche sociale-démocrate, pro-européenne et distincte de LFI.
À quelques semaines de la primaire, les soutiens commencent donc à se répartir clairement entre les différentes candidatures. Raphaël Glucksmann continue d’attirer plusieurs cadres socialistes, tandis qu’Olivier Faure peut désormais compter sur des élus du parti pour défendre sa capacité à rassembler la gauche autour du PS.
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