La proposition du Rassemblement national de faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon provoque une controverse. Alors que le parti a inscrit une résolution consacrée à cette figure de la Révolution française à l’ordre du jour de sa journée parlementaire du jeudi 8 octobre, plusieurs universitaires spécialistes de cette période dénoncent une tentative de récupération politique.
Olympe de Gouges, auteure en 1791 de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, demeure l’une des grandes figures historiques de la défense de l’égalité entre les femmes et les hommes. Guillotinée en 1793, elle est aujourd’hui régulièrement citée comme une pionnière du féminisme français.
Des historiens contestent l’initiative du RN
Dans une pétition, plusieurs universitaires reprochent au Rassemblement national de chercher à s’approprier l’héritage d’Olympe de Gouges. Selon eux, les positions politiques du parti seraient difficilement conciliables avec les combats menés par cette figure révolutionnaire, notamment sur les droits des femmes et l’universalité des droits.
Le RN entend, de son côté, mettre en avant une personnalité historique dont l’engagement pour l’égalité entre les sexes dépasse les clivages contemporains. En inscrivant cette résolution à son programme parlementaire, le parti souhaite défendre publiquement sa proposition de reconnaissance nationale.
La controverse illustre une bataille plus large autour de l’héritage des grandes figures de l’histoire française. La mémoire d’Olympe de Gouges devient ainsi un sujet de confrontation politique, chaque camp proposant sa propre lecture de ses engagements et de leur portée actuelle.

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