Le bras de fer entre les organisateurs de la manifestation du 31 octobre et les autorités se poursuit devant la justice. Vendredi, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté préfectoral qui imposait aux manifestants un itinéraire à l’écart du centre de la capitale. Les organisateurs ont ainsi obtenu l’autorisation d’emprunter le parcours Bastille–Nation, qu’ils réclamaient depuis plusieurs jours. Une décision immédiatement contestée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a annoncé un recours devant le Conseil d’État.
La préfecture de police souhaitait initialement faire défiler le cortège entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton, dans l’est parisien. Les autorités justifiaient cette décision par les risques de troubles à l’ordre public, dans un contexte de tensions persistantes depuis les manifestations du 17 octobre. Les organisateurs contestaient cette restriction, considérant que le parcours proposé ne permettait pas à leur mobilisation de bénéficier de la visibilité souhaitée.
Laurent Nuñez refuse de céder sur le parcours
En déplacement à Rouen, Laurent Nuñez a confirmé que l’État entendait contester la décision du tribunal administratif. Le ministre invoque les risques de violences et les difficultés que pourrait poser un défilé dans des secteurs très fréquentés de la capitale. Le Conseil d’État pourrait être amené à statuer dans la nuit, à quelques heures seulement du début du rassemblement.
La décision du tribunal administratif constitue une première victoire pour les organisateurs, mais elle ne met pas définitivement fin au différend. Le parcours reste susceptible d’être modifié si le Conseil d’État donne raison aux autorités. Cette nouvelle confrontation judiciaire illustre les tensions entre le maintien de l’ordre et l’exercice du droit de manifester, alors que la journée du 31 octobre s’annonce particulièrement sensible pour le gouvernement.









Réagir à l’article
Soyez le premier à commenter cet article.