Les prix européens de l’énergie ont brutalement augmenté mardi 1er septembre après de nouvelles frappes américaines contre l’Iran et l’annonce d’une riposte de Téhéran. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché européen du gaz naturel, progressait de 6,20 % en début de soirée pour atteindre 74,14 euros le mégawattheure, son niveau le plus élevé depuis janvier 2023.
Le pétrole a suivi la même tendance. Le baril américain de WTI pour livraison en octobre a gagné 5,20 %, à 90,22 dollars, dépassant les 90 dollars pour la première fois depuis la fin juillet. Le Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a, de son côté, progressé de 4,60 %, à 94,65 dollars. Cette hausse traduit la crainte d’une perturbation durable des approvisionnements au Moyen-Orient.
Le détroit d’Ormuz cristallise les inquiétudes
Les marchés surveillent particulièrement la situation dans le détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel au commerce mondial des hydrocarbures. Les espoirs d’une reprise normale de la navigation ont été fragilisés par l’escalade entre Washington et Téhéran. Les investisseurs redoutent désormais que les navires transportant du pétrole ou du gaz naturel liquéfié rencontrent de nouvelles difficultés pour traverser cette zone stratégique.
Les États-Unis ont frappé l’Iran pour la deuxième fois en quelques jours. Donald Trump a présenté cette opération comme puissante et de grande ampleur, tout en menaçant Téhéran d’une réponse plus sévère en cas de représailles. Si cette confrontation se prolonge, la flambée des cours pourrait alourdir les factures énergétiques, accélérer l’inflation et peser sur l’activité des entreprises européennes.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.