Brandon McNulty tient la plus grande victoire de sa carrière. L’Américain de 28 ans a remporté dimanche la course en ligne masculine des Championnats du monde de cyclisme 2026, disputée à Montréal. Parti seul à 33 kilomètres de l’arrivée, le coureur d’UAE Team Emirates-XRG a résisté au retour de ses poursuivants pour décrocher le maillot arc-en-ciel.
Au terme des 273 kilomètres du parcours québécois, McNulty s’impose en 6h17’04’’. L’Australien Michael Matthews prend la médaille d’argent à 13 secondes, juste devant le Néerlandais Mathieu van der Poel, troisième dans le même temps. Quinn Simmons termine quatrième.
McNulty attaque à 33 kilomètres de l’arrivée
La course se décante dans les derniers tours du circuit de Montréal. Mathieu van der Poel passe à l’offensive, tandis que Paul Seixas, Isaac Del Toro, Quinn Simmons et plusieurs autres prétendants se retrouvent aux avant-postes. Le Français accompagne longtemps les meilleurs, après avoir déjà réalisé un Tour de France 2026 qui l’a vu se battre aux premières places en montagne.
Brandon McNulty profite d’un moment d’observation pour partir seul. À 33 kilomètres de l’arrivée, l’Américain prend quelques secondes puis creuse progressivement l’écart. Son avance atteint 53 secondes à 13 kilomètres de l’arrivée avant de fondre dans le final. Ses poursuivants se rapprochent dangereusement, mais McNulty tient jusqu’à la ligne.
Les États-Unis attendaient ce titre depuis 33 ans
Ce succès place Brandon McNulty dans un cercle très restreint. Il devient le premier Américain à remporter la course en ligne masculine des Mondiaux depuis Lance Armstrong en 1993. Avant lui, Greg LeMond avait également porté le maillot arc-en-ciel en 1983 et 1989.
La sélection américaine place également trois coureurs parmi les huit premiers : McNulty est champion du monde, Quinn Simmons termine quatrième et Matteo Jorgenson huitième. Les États-Unis réussissent donc une performance collective de premier plan sur le circuit montréalais.
Pour McNulty, habitué à évoluer aux côtés de Tadej Pogacar chez UAE Team Emirates-XRG, cette victoire constitue le plus grand titre de sa carrière. Il succède justement au Slovène, double champion du monde sortant, absent à Montréal. Pogacar avait encore dominé le cyclisme mondial quelques semaines auparavant, notamment lors d’un Tour de France 2026 où il avait rapidement creusé de gros écarts sur ses adversaires.
Michael Matthews en argent, Mathieu van der Poel en bronze
Derrière McNulty, Michael Matthews règle le groupe des poursuivants et décroche la médaille d’argent à 13 secondes. Mathieu van der Poel, champion du monde en 2023 et très actif pendant la course, complète le podium dans le même temps.
Le Néerlandais confirme ainsi sa capacité à jouer les premiers rôles sur des parcours très différents. Quelques semaines plus tôt, il avait également levé les bras sur la Grande Boucle en remportant la 9e étape du Tour de France au terme d’une longue journée passée à l’avant.
Isaac Del Toro termine cinquième, devant Mads Pedersen, Tom Pidcock, Matteo Jorgenson, Giulio Ciccone et Ben Healy. Remco Evenepoel, sacré quelques jours plus tôt dans le contre-la-montre, termine 12e à 25 secondes. Le Belge avait déjà démontré sa supériorité dans l’exercice chronométré en juillet en écrasant le contre-la-montre de la 16e étape du Tour de France.
Paul Seixas craque dans le final et termine 15e
Les espoirs français ont longtemps reposé sur Paul Seixas. Le Français accompagne plusieurs mouvements importants et reste au contact des principaux prétendants pendant une grande partie du final. Mais les crampes finissent par le rattraper et, à trois kilomètres de l’arrivée, il ne peut plus suivre le groupe qui se dispute les places d’honneur.
Seixas franchit finalement la ligne en 15e position, à 2’47’’ de McNulty. Aucun Français ne termine dans le Top 10. Remco Evenepoel prend la 12e place à 25 secondes, tandis que Seixas est le premier Français du classement.
Brandon McNulty repart donc de Montréal avec le maillot arc-en-ciel après une attaque solitaire à 33 kilomètres de l’arrivée. Trente-trois ans après le dernier titre américain dans la course en ligne masculine, les États-Unis retrouvent la première marche du podium mondial.
