Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour les ménages français à l’approche de l’hiver. Le prix repère du gaz augmentera de 6,6 % au 1er novembre 2026, a annoncé lundi la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette nouvelle hausse, qui intervient après celles de septembre et d’octobre, portera le tarif de référence à 194,90 euros TTC le mégawattheure, contre 182,88 euros en octobre. Une progression directement liée à l’augmentation des cours du gaz sur les marchés de gros au mois de septembre. Pour les millions de foyers utilisant cette énergie pour se chauffer, cuisiner ou produire de l’eau chaude, cette évolution constitue un nouveau coup dur au moment où les températures commencent à baisser.
La hausse ne concernera toutefois pas tous les consommateurs de la même manière. Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz en juillet 2023, la CRE publie chaque mois un prix repère destiné à orienter les particuliers et à faciliter la comparaison des offres commerciales. Environ 60 % des ménages disposant d’un contrat de gaz ont choisi une formule indexée sur cet indicateur et sont donc directement exposés à ses variations. À l’inverse, les consommateurs ayant souscrit une offre à prix fixe ne subiront pas automatiquement cette augmentation. Selon les estimations du régulateur, la hausse de novembre représentera un surcoût moyen de 12 euros sur les factures du mois pour les clients concernés. Un montant qui peut paraître limité, mais qui vient s’ajouter à plusieurs mois de renchérissement de l’énergie.
Une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat à l’approche de l’hiver
Cette augmentation s’inscrit dans une tendance particulièrement défavorable aux consommateurs. Après une progression de 5,6 % en septembre, puis de 6,3 % en octobre, le prix repère enregistrera en novembre sa troisième hausse mensuelle consécutive. La CRE estime que, si les conditions de marché restent relativement stables jusqu’à la fin de l’année, la facture annuelle moyenne de gaz pourrait être supérieure d’environ 11 % à celle de 2025, soit un supplément de 135 euros TTC. Une perspective d’autant plus préoccupante que les dépenses de chauffage augmentent mécaniquement durant les mois les plus froids. Les ménages chauffés au gaz figurent ainsi parmi les plus exposés à cette évolution tarifaire, particulièrement lorsqu’ils occupent des logements anciens ou insuffisamment isolés.
Au-delà de ses conséquences immédiates sur le budget des Français, cette nouvelle augmentation rappelle la sensibilité du marché énergétique européen aux fluctuations des cours internationaux. Si les tarifs d’acheminement et les taxes ne changent pas au 1er novembre, la seule progression des coûts d’approvisionnement suffit à faire grimper le prix payé par les consommateurs dont les contrats suivent le prix repère. Cette situation pourrait également encourager davantage de ménages à comparer les offres de leurs fournisseurs et à privilégier des contrats permettant de sécuriser leurs dépenses sur plusieurs mois. Pour les pouvoirs publics, la succession des hausses constitue un nouveau sujet de préoccupation économique et sociale, alors que près de 10,23 millions de foyers français disposent d’un contrat de gaz naturel. À l’approche de l’hiver, l’évolution des prix de l’énergie risque ainsi de peser une nouvelle fois sur le pouvoir d’achat et sur les arbitrages budgétaires des ménages.

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