La France et l’Allemagne sont sur le point de finaliser un accord commun destiné à défendre l’industrie automobile européenne face à la concurrence asiatique. L’annonce a été faite lundi matin à l’occasion du 91e Mondial de l’Automobile, porte de Versailles.
C’est depuis le salon parisien de l’automobile qu’Emmanuel Macron a choisi de dévoiler les contours d’un rapprochement franco-allemand sur la question industrielle. Le président de la République a indiqué que les deux pays s’apprêtaient à conclure un accord visant à « mieux protéger » le secteur automobile européen, sans en préciser la date exacte de signature. Cette initiative commune entend répondre à la pression croissante exercée par les constructeurs asiatiques sur le marché du Vieux Continent.
Le chef de l’État a qualifié cette démarche de « fruit d’un travail de plusieurs années », destiné à « rétablir une concurrence juste et loyale entre Européens et non-Européens ». L’accord franco-allemand s’inscrit dans un mouvement plus large au niveau communautaire, après qu’un accord entre l’Union européenne et la Chine a été annoncé vendredi par le commissaire européen au Commerce.
Un plafond d’importations chinoises fixé à 350 000 véhicules
Cet accord UE-Chine prévoit de limiter à 350 000 par an le nombre de véhicules hybrides et hybrides rechargeables en provenance de Chine autorisés à entrer sur le marché européen, selon des informations communiquées lundi matin par un responsable européen à Bruxelles. Macron a salué ce dispositif, estimant qu’il permettrait de « mieux protéger le marché européen de la concurrence déloyale ».
Pour l’industrie automobile française, qui traverse une période de restructuration marquée par la transition vers l’électrique et une pression tarifaire accrue des fabricants chinois, ces engagements diplomatiques représentent un signal politique fort, même si leurs effets concrets dépendront des modalités d’application qui restent à préciser.

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