Alors que le Salon de l’Agriculture ferme ses portes ce week-end, en 2024, les signalements de situations de mal-être parmi les agriculteurs ont augmenté de 30%, selon la Mutualité sociale agricole (MSA). Près de 6 000 cas ont été traités l’an dernier, une hausse que l’organisme attribue à une meilleure détection des problèmes et à une détresse accrue.
Magalie Rascle, directrice déléguée aux politiques sociales de la MSA, explique cette hausse par une meilleure identification des situations de mal-être. « On a plus de capteurs et on en parle davantage, c’est moins tabou », souligne-t-elle. Grâce à un réseau de « sentinelles » locales et à des outils comme la cellule téléphonique Agri’écoute, les agriculteurs en détresse sont pris en charge plus tôt.
Les cas de mal-être, souvent liés à l’isolement, aux difficultés économiques ou au regard de la société, bénéficient désormais d’un accompagnement social plus précoce. Deux tiers des signalements donnent lieu à un soutien, qui peut inclure une « aide au répit » pour prévenir l’épuisement professionnel. Face à la « paperasse » administrative, une nouvelle aide a également été mise en place pour soulager les agriculteurs.