Un fonctionnaire du ministère de l’Économie et des Finances a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour espionnage au profit de l’Algérie, selon l’AFP. Il est soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles sur des ressortissants algériens vivant en France, notamment des opposants politiques.
L’affaire, qui remonte à juin 2024, a conduit la DGSI à surveiller ses contacts avec un agent du consulat d’Algérie à Créteil, présenté comme travaillant en réalité pour les services de renseignement algériens. Parmi les informations transmises figuraient des dossiers sensibles concernant des opposants sous mandat d’arrêt en Algérie, mais aussi des journalistes réfugiés et des figures influentes. Certaines de ces personnes auraient par la suite été victimes de menaces ou d’agressions.
L’accusé aurait eu recours à une assistante sociale de l’Ofii, avec qui il entretenait une relation intime, pour obtenir des données confidentielles. Cette dernière, également mise en examen, affirme ne pas avoir été rémunérée pour ses services.
L’affaire, qui implique potentiellement des enjeux de sécurité nationale, reste en cours d’instruction. Les soupçons de manipulation étrangère et de pression diplomatique sur des fonctionnaires français posent une nouvelle fois la question de la vulnérabilité des institutions face aux ingérences étrangères.