Le tribunal correctionnel de Brest examinera en juin une affaire sensible visant le département du Finistère présidé par Maël de Calan, accusé de « harcèlement moral institutionnel » à l’encontre d’allocataires du RSA. Six bénéficiaires, soutenus par la CGT, ont décidé de citer à comparaître le président du département, Maël de Calan, ainsi qu’un de ses cadres. Une procédure vivement contestée par la collectivité, qui dénonce un procès « clairement politique ».
À l’origine de l’affaire, plusieurs témoignages d’allocataires évoquant des contrôles jugés excessifs et des demandes administratives lourdes. Les plaignants dénoncent une pression constante et des procédures complexes pouvant conduire à des suspensions de droits. Une mobilisation d’environ 200 personnes a d’ailleurs eu lieu devant le tribunal pour soutenir cette démarche.
Une politique assumée par le département face à des accusations contestées
De son côté, le département assume pleinement sa politique, estimant qu’il s’agit d’une stricte application de la loi visant à garantir le bon usage de l’argent public. La collectivité met en avant une baisse significative du nombre de bénéficiaires ces dernières années, qu’elle attribue en grande partie à des retours à l’emploi. Pour ses responsables, ces accusations relèvent davantage d’un désaccord politique que d’une réalité juridique.
Dans ce contexte, le procès s’annonce comme un affrontement entre deux visions du RSA : d’un côté, une approche plus exigeante en matière de contrôle et de responsabilisation des bénéficiaires ; de l’autre, une dénonciation de pratiques jugées trop intrusives. La justice devra trancher sur le fond lors de l’audience prévue en juin.
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