Le 25 août 1944, à 15h30, la capitale française se libère enfin du joug allemand. Devant la gare Montparnasse, le général Philippe Leclerc reçoit la capitulation du commandant des troupes d’occupation, Dietrich von Choltitz, en présence du colonel Henri Rol-Tanguy, chef des FFI. Quelques instants plus tard, le général de Gaulle rejoint ses hommes : Paris est libre, après quatre années d’humiliation et de souffrance.
Une insurrection parisienne risquée
Depuis le 10 août, grèves et soulèvements agitent la capitale. Les cheminots ouvrent le mouvement, bientôt suivis par les policiers et les civils. Le 19 août, le drapeau tricolore flotte de nouveau sur la Préfecture de police, mais les combats font rage. Les Alliés hésitent encore à entrer dans Paris, préférant contourner la ville. De Gaulle insiste, craignant à la fois une répression sanglante et une prise de pouvoir communiste. Finalement, la 2e division blindée de Leclerc fonce vers la capitale, soutenue par les Américains.
Le triomphe de la Libération
Le 24 août au soir, les premiers chars français atteignent l’Hôtel de Ville. Le lendemain, la garnison allemande capitule. Dans une capitale en liesse, de Gaulle improvise son célèbre discours : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! ». Le 26 août, il descend les Champs-Élysées sous les acclamations de deux millions de Parisiens, malgré quelques tirs sporadiques. La France retrouve sa capitale, et avec elle, l’espoir d’un avenir enfin libéré.