Lehbib Mohamed Abdelaziz, membre du Secrétariat national du Front Polisario et chef de brigade, a trouvé la mort dimanche lors d’une opération militaire contre le mur de défense érigé par le Maroc au Sahara occidental. Deux autres combattants du mouvement indépendantiste sont tombés à ses côtés, a annoncé l’agence de presse sahraouie SPS dans un communiqué évoquant une chute « au champ d’honneur ». Lehbib Mohamed Abdelaziz était le fils de Mohamed Abdelaziz, figure historique du Polisario qui dirigea la République arabe sahraouie démocratique autoproclamée depuis sa création en 1976 jusqu’à sa disparition en 2016, à l’âge de 68 ans.
Un conflit qui perdure depuis 1976
Le Front Polisario, né en 1973 à Zouerate en Mauritanie pour combattre l’occupation espagnole, s’oppose depuis 1976 au Maroc pour le contrôle du territoire contesté du Sahara occidental. Soutenu par l’Algérie, le mouvement classé terroriste par le Maroc poursuit une lutte armée contre Rabat, qui revendique sa souveraineté sur cette ancienne colonie espagnole. L’incident de dimanche témoigne de la persistance des affrontements le long du dispositif de défense marocain, une structure militaire qui sépare les zones sous contrôle de Rabat de celles administrées par le Polisario.
La mort de Lehbib Mohamed Abdelaziz revêt une dimension symbolique majeure pour le mouvement indépendantiste. Fils du président fondateur de la RASD décédé il y a moins d’une décennie, il incarnait la continuité d’un combat entamé il y a plus de cinquante ans. Sa disparition intervient dans un conflit gelé depuis des années, malgré des tensions récurrentes sur le terrain et l’absence de règlement politique entre les parties.
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