Un habitant de Perros-Guirec, excédé par le stationnement gênant de certaines voitures sur son passage, a été condamné à 20 heures de travaux d’intérêt général pour avoir rayé plusieurs véhicules. Les faits remontent à l’été 2024. En arrêt de travail pour une fracture de fatigue au pied, l’homme promenait son chien dans une rue où des voitures mal garées l’obligeaient à descendre du trottoir. Prétextant des douleurs liées à sa blessure, il a pris l’habitude de marquer son mécontentement… avec une clé.
Pris sur le fait par une propriétaire et confondu par des images de vidéoprotection, il a d’abord nié les faits en garde à vue avant d’admettre partiellement sa responsabilité devant le tribunal de Guingamp. Il a reconnu avoir dégradé trois véhicules, mais contesté deux autres rayures. Les dommages s’élèvent à près de 8 000 euros. L’une des victimes, présente à l’audience, a souligné que sa blessure ne l’empêchait pourtant pas de parcourir plusieurs kilomètres par jour avec son chien.
Le ministère public, satisfait du changement d’attitude du prévenu, avait requis 35 heures de TIG. Son avocat, quant à lui, a plaidé le doute sur certains faits, s’appuyant sur des témoignages évoquant une femme suspecte dans la zone des dégradations.
Finalement, le trentenaire a écopé de 20 heures de TIG et devra verser 4 000 euros à l’une des victimes. L’autre demande de réparation a été rejetée faute de preuves suffisantes et d’une constitution de partie civile en bonne et due forme. Une affaire qui rappelle qu’en matière d’exaspération, mieux vaut signaler un problème que de s’énerver tout seul…