Chérif Chabbi, ancien procureur de la République de Castres, comparaît ce mardi 18 mars devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à Paris pour des faits de harcèlement sexuel présumés sur son ancienne secrétaire et plusieurs greffières. Accusé de comportements inappropriés, de gestes déplacés et d’insistances répétées, le magistrat est soupçonné d’avoir exercé une forme d’« emprise » sur sa collaboratrice, selon un rapport de l’Inspection générale de la Justice.
Les témoignages évoquent des remarques à connotation sexuelle, des caresses sur la main, des regards déplacés ainsi que des invitations répétées à dîner ou à la rejoindre chez lui. Plusieurs fonctionnaires du tribunal ont confirmé certains faits, et d’autres collaboratrices ont également dénoncé des attitudes sexistes de l’ancien procureur.
Face aux accusations, Chérif Chabbi a nié toute intention malveillante, évoquant une simple volonté de créer un climat bienveillant avec ses équipes. Si aucune poursuite pénale n’a été engagée, le magistrat encourt une sanction disciplinaire pouvant aller du blâme à la révocation. Actuellement en poste au parquet de Rodez, il reste présumé innocent jusqu’à la décision du CSM.