Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis ce mercredi la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté incompressible contre Brahim Aouissaoui, accusé d’avoir assassiné trois personnes dans la basilique de Nice le 29 octobre 2020. Jugé depuis le 10 février par la cour d’assises spéciale de Paris, l’accusé a reconnu les faits mais conteste la qualification terroriste. Les avocates générales ont souligné la « dangerosité intacte » de l’accusé, décrivant un homme « enfermé dans son fanatisme totalitaire et barbare ».
Lors de son procès, Aouissaoui a justifié son geste par un désir de vengeance contre l’Occident, qu’il accuse de tuer des musulmans. Il a cependant nié toute préméditation et a déclaré n’avoir « rien préparé », affirmant que ses actes étaient le fruit du hasard. Pourtant, l’accusation souligne la « sauvagerie inouïe » de l’attaque, qui a fait trois victimes égorgées ou poignardées à mort. En détention depuis plus de quatre ans, l’accusé s’est montré agressif, avec une cinquantaine d’incidents répertoriés en prison.
Le verdict est attendu dans la soirée. La peine requise, rarissime en matière de terrorisme, n’a été appliquée qu’une seule fois en France, contre Salah Abdeslam pour les attentats du 13 novembre 2015.