Le scandale des airbags défectueux de marque Takata est loin d’être terminé. Plus de 2,3 millions de véhicules circulant en métropole doivent encore subir le remplacement de ces équipements potentiellement mortels, a annoncé le gouvernement ce vendredi 21 février.
Afin d’accélérer le processus et d’informer les propriétaires concernés, une mention spécifique sera désormais ajoutée sur le procès-verbal du contrôle technique à partir de début mars.
Volkswagen et Citroën immobilisent des centaines de milliers de véhicules
Dans ce contexte, Volkswagen a demandé à plus de 250.000 clients français de ne plus conduire leur voiture, en raison des risques liés à ces airbags défaillants. Ce rappel « stop drive » concerne plusieurs modèles Audi (A3, A4, A5…) et Volkswagen (Fox, Up, Crafter, Polo), fabriqués entre 2006 et 2013.
Citroën a également lancé une vaste campagne d’immobilisation de 236.900 véhicules dans le nord de la France, après une première vague initiée en 2024 dans le sud de l’Europe.
Des airbags responsables de plusieurs décès
Les airbags Takata, qui peuvent exploser avec une force excessive en raison d’un défaut de fabrication, ont déjà causé un décès en métropole et onze en outremer, où le climat accélère leur dégradation. Des millions de véhicules de marques comme Nissan, BMW et Toyota restent encore concernés par ces rappels, qui se poursuivent dans plusieurs pays.
Le scandale, qui a conduit Takata à la faillite en 2017, reste l’un des plus graves de l’histoire de l’industrie automobile, affectant des millions de conducteurs à travers le monde.