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Affaire Jégou-Auradou: la Cour suprême de Mendoza confirme le non-lieu, la plaignante annonce un ultime recours

Affaire Jégou-Auradou : la Cour suprême de Mendoza confirme le non-lieu, la plaignante annonce un ultime recours
Affaire Jégou-Auradou : la Cour suprême de Mendoza confirme le non-lieu, la plaignante annonce un ultime recours

La Cour suprême de la province de Mendoza a confirmé ce jeudi 3 septembre le non-lieu dont bénéficient Oscar Jégou et Hugo Auradou. Les deux internationaux français avaient été accusés de viol aggravé en réunion après une nuit passée dans un hôtel de Mendoza, en juillet 2024, lors de la tournée du XV de France en Argentine. Le recours en cassation de la plaignante a été rejeté à l’unanimité par les trois magistrats. Mais la procédure pourrait se poursuivre devant la Cour suprême nationale argentine.

Le recours de la plaignante rejeté à l’unanimité

Nouvelle décision favorable à Oscar Jégou et Hugo Auradou dans l’affaire qui les poursuit depuis leur tournée en Argentine⁠. La Cour suprême provinciale de Mendoza a rejeté le recours en cassation introduit par la plaignante contre le non-lieu accordé aux deux rugbymen.

Les trois juges chargés d’examiner le dossier ont rendu une décision unanime. La juridiction estime que les éléments recueillis au cours de l’enquête ne permettent pas de disposer de charges suffisantes pour envoyer les deux Français devant un tribunal.

Dans sa décision, longue de plus de 50 pages, la Cour revient notamment sur les déclarations de la plaignante, les expertises médicales et psychologiques, les témoignages recueillis à l’hôtel ainsi que les échanges de messages effectués après les faits.

Les magistrats ont notamment estimé que « les preuves produites contredisaient l’hypothèse de l’accusation », en relevant dans le récit de la plaignante « des contradictions, des incohérences et un manque de spontanéité ».

Des expertises médicales longuement examinées

La justice s’est également penchée sur les blessures constatées sur le corps de la plaignante. Selon les conclusions retenues par la Cour, les lésions observées étaient « non spécifiques » et les expertises ne permettaient pas d’établir qu’elles résultaient des violences sexuelles dénoncées.

Les juges ont également pris en considération les expertises psychologiques versées au dossier. Celles-ci avaient soulevé des interrogations sur la cohérence et la spontanéité du récit et évoqué la possibilité d’influences extérieures.

Les témoignages recueillis auprès du personnel de l’hôtel ont aussi été examinés. Aucun des témoins cités dans la décision n’a déclaré avoir entendu des cris ou des coups provenant de la chambre. Pour les magistrats, ces différents éléments ne permettaient pas d’atteindre le niveau de charges nécessaire pour ordonner la tenue d’un procès.

Arrêtés et inculpés en juillet 2024

L’affaire remonte à la nuit du 6 au 7 juillet 2024. Oscar Jégou et Hugo Auradou participaient alors à une tournée du XV de France en Argentine. Après une victoire des Bleus contre les Pumas, les deux joueurs avaient passé une partie de la soirée dans un établissement de Mendoza avant de rejoindre leur hôtel.

Une Argentine de 39 ans les avait ensuite accusés de l’avoir violée dans une chambre. Elle dénonçait des relations sexuelles non consenties et violentes. Les deux rugbymen ont toujours contesté cette version, affirmant que les relations avaient été consenties.

Quelques jours plus tard, Oscar Jégou et Hugo Auradou avaient été arrêtés et menottés⁠, avant d’être transférés à Mendoza. Ils avaient été inculpés pour viol aggravé en raison de la participation présumée de deux personnes.

Ils avaient ensuite été placés sous contrôle judiciaire, avec notamment une période d’assignation à résidence, avant d’être autorisés à quitter l’Argentine et à rentrer en France en septembre 2024.

Un premier non-lieu en décembre 2024, confirmé en appel

Après cinq mois d’instruction, la justice de Mendoza avait prononcé un non-lieu le 10 décembre 2024. Le parquet avait lui-même considéré que les éléments du dossier ne permettaient pas de soutenir l’accusation devant un tribunal.

La plaignante avait fait appel. Après l’examen de ce premier recours par la justice argentine⁠, la chambre d’appel de Mendoza avait confirmé le non-lieu le 18 février 2025.

Un recours en cassation avait alors été déposé devant la Cour suprême provinciale. L’audience s’était tenue le 1er juillet 2026⁠, devant trois magistrats. Deux mois plus tard, ceux-ci viennent donc de confirmer les décisions précédentes.

La plaignante veut désormais saisir la Cour suprême nationale

Cette troisième décision favorable à Oscar Jégou et Hugo Auradou ne signifie toutefois pas nécessairement la fin définitive de la procédure.

L’avocate de la plaignante, Me Natacha Romano, a annoncé qu’elle comptait exercer, à la demande de sa cliente et de sa famille, un « recours extraordinaire » devant l’instance supérieure, la Cour suprême nationale d’Argentine, à Buenos Aires.

La défense des deux rugbymen envisage de son côté de passer à l’offensive. Leur avocat argentin Rafael Cuneo Libarona affirme désormais avoir démontré « qu’il s’agissait d’une fausse accusation très grave » et annonce vouloir donner une suite judiciaire au dossier.

Pour l’heure, le constat judiciaire reste inchangé : le non-lieu prononcé en décembre 2024 en faveur d’Oscar Jégou et Hugo Auradou a été confirmé en appel, puis désormais par la Cour suprême de Mendoza. La dernière possibilité annoncée par la partie plaignante se situe maintenant au niveau fédéral, devant la plus haute juridiction argentine.

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