SANTÉ

L’aspirine peut-elle vous sauver de la démence ?une nouvelle étude révèle des indices

L'aspirine peut-elle vous sauver de la démence une nouvelle étude révèle des indices

Une étude récente, publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society, a mis en évidence un lien potentiel entre l’utilisation à long terme des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’ibuprofène et l’aspirine, et un risque réduit de démence, selon Medical News Today.

Les chercheurs ont analysé les données de 11 745 participants issus de l’étude de Rotterdam, une étude de population en cours aux Pays-Bas, avec un suivi moyen de 14,5 ans. L’âge moyen des participants était d’environ 66 ans. Ils ont été classés en fonction de leur utilisation des AINS : non-utilisateurs, utilisateurs à court terme (moins d’un mois), à moyen terme (entre un mois et deux ans) et à long terme (plus de deux ans). Les chercheurs ont également distingué les médicaments en fonction de leur capacité à réduire les niveaux de la protéine bêta-amyloïde-42, associée à la maladie d’Alzheimer, une forme de démence.

Les résultats ont montré que l’utilisation prolongée de ces médicaments était associée à une réduction globale du risque de démence, en particulier de la maladie d’Alzheimer. À l’inverse, l’utilisation à court et moyen terme était liée à une légère augmentation du risque de démence. Fait intéressant, les AINS qui ne réduisaient pas les niveaux de bêta-amyloïde-42 semblaient plus efficaces pour diminuer le risque de démence que ceux qui les réduisaient. Cependant, la dose cumulative de ces médicaments n’avait pas d’impact sur le risque de démence.

L’étude suggère que l’inflammation pourrait jouer un rôle clé dans le développement de la démence et que l’utilisation prolongée des anti-inflammatoires pourrait contribuer à réduire ce risque. Toutefois, certaines limites doivent être prises en compte, notamment le fait que l’étude porte principalement sur une population néerlandaise blanche et qu’elle repose uniquement sur les données de médicaments prescrits (excluant les médicaments en vente libre). De plus, les participants ayant pris ces médicaments sur de longues périodes pourraient être globalement en meilleure santé que les autres, ce qui pourrait influencer les résultats.

Bien que ces découvertes mettent en lumière les bénéfices potentiels d’une utilisation prolongée des AINS pour réduire le risque de démence, les chercheurs mettent en garde contre toute recommandation clinique à ce sujet. En effet, ces médicaments comportent des effets secondaires et des risques. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes anti-inflammatoires et les facteurs génétiques influençant le risque de démence avant d’envisager des changements dans les pratiques médicales.

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