La guerre du centre est désormais ouverte. Gabriel Attal critique directement la stratégie présidentielle d’Édouard Philippe, qui souhaite reconstruire une alliance entre la droite et le centre. Pour le candidat de Renaissance, un tel rassemblement serait « trop étroit pour gagner » mais également « trop étroit pour gouverner ».
Gabriel Attal refuse de reconstituer ce qu’il présente comme une nouvelle version de l’ancienne UMP. Pour le leader de Renaissance, la prochaine majorité présidentielle devrait au contraire aller beaucoup plus loin et rassembler des responsables allant de la droite républicaine à une partie de la gauche.
« Je ne pense pas que l’urgence soit de refaire l’UMP d’il y a vingt ans avec ceux d’il y a vingt ans », explique-t-il. Une critique directement adressée à ceux qui, comme Édouard Philippe, travaillent à un rapprochement entre les différentes composantes de la droite et du centre.
La bataille pour l’héritage du macronisme
Derrière cette divergence stratégique se joue surtout la compétition entre les deux principaux candidats issus de l’ancien bloc macroniste. Édouard Philippe défend depuis plusieurs mois la nécessité d’un rassemblement allant de LR au centre, tandis que Gabriel Attal veut dépasser définitivement le traditionnel clivage gauche-droite.
Les deux ex-Premiers ministres devront pourtant convaincre un électorat largement commun tout en affrontant séparément Bruno Retailleau. Dans les sondages, Édouard Philippe conserve pour l’instant une avance importante sur ses deux concurrents.
À mesure que l’élection approche, la compétition entre Philippe et Attal apparaît donc de moins en moins feutrée.

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