POLITIQUE

Crise des lycées: plus de 400 établissements fermés, les manifestations interdites autour des sites concernés

Crise des lycées : plus de 400 établissements fermés, les manifestations interdites autour des sites concernés
Crise des lycées : plus de 400 établissements fermés, les manifestations interdites autour des sites concernés

La crise lycéenne franchit un nouveau cap ce vendredi 2 octobre. Un peu plus de 400 établissements doivent rester fermés après les violences et dégradations incitées par une frange proche de LFI constatées jeudi. Le ministère de l’Intérieur a parallèlement demandé aux préfets d’interdire les manifestations aux abords des lycées concernés, tandis que les enseignements doivent être assurés à distance lorsque cela est possible.

Édouard Geffray explique que les fermetures concernent notamment des établissements dont les dispositifs de sécurité incendie ont été endommagés ou dans lesquels les personnels ont été directement menacés. À Paris, le préfet de police Patrice Faure a ainsi interdit les rassemblements autour de treize lycées fermés ce vendredi. Des arrêtés similaires ont été pris dans les autres départements concernés.

Près de 2 000 interpellations jeudi

Le bilan de la journée de jeudi témoigne de l’ampleur prise par les violences. Le ministère de l’Intérieur fait état de 1 949 interpellations et de 305 policiers, gendarmes et pompiers blessés. Édouard Geffray dénombre de son côté 235 blessés relevant de l’Éducation nationale : 65 personnels et 170 élèves. La Chancellerie recensait jeudi soir 1 793 placements en garde à vue depuis lundi.

Plus de 1 000 établissements avaient été concernés à différents degrés par la mobilisation jeudi, dont 222 blocages. Le mouvement, initialement centré sur les absences d’enseignants, les moyens et les conditions d’étude, s’est accompagné dans plusieurs villes d’incendies, de dégradations et d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Le gouvernement tente parallèlement de maintenir un canal de dialogue. Édouard Geffray doit recevoir ce vendredi les organisations lycéennes, les représentants des parents d’élèves et les syndicats de personnels. Le ministre distingue désormais les revendications qu’il juge légitimes à l’origine du mouvement des violences commises autour de certains établissements.

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