Invité ce jeudi matin de Bonjour ! La Matinale TF1, Louis Aliot a défendu plusieurs positions du Rassemblement national en vue de 2027. Le maire de Perpignan a notamment assumé le projet d’interdiction du voile dans l’espace public, précisé la ligne du RN sur les retraites et menacé de demander la censure du gouvernement si Sébastien Lecornu faisait peser de nouveaux efforts sur les collectivités locales.
Sur le voile, Louis Aliot a rejeté l’idée d’une attaque contre l’islam. « Ce n’est pas une attaque contre la religion et l’islam, c’est une attaque contre un projet politique », a-t-il affirmé. Selon lui, l’interdiction s’inscrit dans un texte plus large consacré à la lutte contre l’idéologie islamiste. Face aux critiques juridiques, il assume également l’hypothèse d’une révision constitutionnelle par référendum : « Si on recule sur des mesures comme celle-là, on recule sur tout. »
« Je demanderai à mon parti de censurer le gouvernement »
Sur les retraites, le responsable RN a mis l’accent sur la durée de cotisation. Il évoque un départ à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans et totalisant 40 annuités, mais reconnaît qu’une personne débutant sa carrière à 25 ans pourrait devoir travailler jusqu’à 67 ans. Il défend néanmoins le principe d’un départ plus précoce pour ceux ayant exercé des métiers pénibles.
Louis Aliot s’est aussi montré particulièrement ferme sur le prochain budget. « Si M. Lecornu s’en prend aux collectivités et aux communes alors que nous sommes déjà très contraints, je demanderai à mon parti de censurer le gouvernement », a-t-il prévenu. Le maire de Perpignan estime que les collectivités ne sont pas responsables du déficit public et refuse qu’elles deviennent une variable d’ajustement budgétaire.
Enfin, interrogé sur les 500 parrainages nécessaires pour la présidentielle, Louis Aliot a critiqué un système qu’il juge « très imparfait ». Il affirme que le RN dispose déjà de plus de 400 élus et poursuit sa collecte de signatures, tout en se disant « moins inquiet » que lors des précédents scrutins. Plus surprenant, il a également qualifié François Hollande de « moins pire à gauche » et de candidat « le plus intelligent » parmi ceux qu’il observe actuellement.

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