Ségolène Royal assure qu’elle saurait éviter les grandes crises sociales si elle accédait à l’Élysée. Invitée de franceinfo ce vendredi matin, la candidate à la primaire sociale-démocrate a affirmé : « Si un jour je suis présidente de la République, il n’y aura pas de mouvement social. » Une promesse qu’elle justifie par une méthode consistant, selon elle, à régler les problèmes avant qu’ils ne provoquent une explosion de colère.
« Je règle les problèmes avant », a-t-elle expliqué. L’ancienne ministre de l’Écologie estime notamment qu’avec elle « il n’y aurait pas eu les Gilets jaunes » et invoque son expérience gouvernementale ainsi que sa décision d’abandonner l’écotaxe après la mobilisation des Bonnets rouges pour défendre sa capacité à « déminer » les conflits.
Un « budget de provocation »
Ségolène Royal attaque parallèlement les orientations budgétaires présentées par Sébastien Lecornu. Elle qualifie le projet de budget 2027 de « budget de provocation », estimant que les 54 milliards d’euros d’effort prévus peuvent alimenter les inquiétudes et favoriser de nouveaux mouvements sociaux.
À quelques mois de l’élection présidentielle, elle considère au contraire que la priorité devrait être de « calmer les choses » et « d’arrêter de faire peur ». Face à la hausse des carburants, Ségolène Royal défend également une diminution de la fiscalité et critique une politique qui pourrait, selon elle, recréer les conditions de la colère apparue en 2018.
Son affirmation selon laquelle son accession à l’Élysée empêcherait tout mouvement social relève cependant de sa propre appréciation politique : aucun gouvernement ne peut garantir par avance l’absence de mobilisations ou de conflits sociaux pendant un mandat.

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