La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a qualifié d’« erreur » la décision du Premier ministre François Bayrou de scinder en deux textes distincts le projet de loi sur la fin de vie, séparant les soins palliatifs de l’aide active à mourir. S’exprimant ce mardi 28 janvier sur BFMTV-RMC, elle a insisté sur la nécessité d’aborder cette question dans sa globalité, affirmant : « Il ne faut pas distinguer, car ce sont bien souvent les mêmes personnes concernées. »
Signataire d’une tribune soutenue par plus de 200 députés socialistes et macronistes, Yaël Braun-Pivet a rappelé que la majorité des Français soutiennent l’ouverture de ce nouveau droit, selon de nombreuses études. Elle a critiqué la position du Premier ministre, qui reste réticent à l’aide active à mourir et défend la scission des textes. Pour François Bayrou, « les soins palliatifs sont un devoir » tandis que l’aide à mourir relève d’un « débat de conscience ».
Le projet de loi, interrompu en juin dernier après la dissolution de l’Assemblée, ne sera pas réinscrit à l’ordre du jour avant l’adoption des budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Braun-Pivet a insisté sur l’importance d’éviter les tergiversations, jugeant que scinder les deux volets du texte risque de « diviser les parcours des patients » et de manquer de « souplesse » dans l’accompagnement des personnes en fin de vie.
