Le renouvellement sénatorial du dimanche 27 septembre n’a pas bouleversé l’équilibre général du Palais du Luxembourg, mais il a modifié les rapports de force à l’intérieur du bloc central. Renaissance ressort fragilisé du scrutin tandis qu’Horizons poursuit son implantation, ouvrant désormais une période de négociations pour le rattachement des nouveaux élus.
Le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI), qui rassemble les principaux soutiens d’Emmanuel Macron au Sénat ainsi que plusieurs élus ultramarins, devrait passer de 19 à environ 15 membres. Ce chiffre doit encore être définitivement stabilisé, notamment en fonction des derniers résultats et des choix de rattachement des élus.
Le groupe reste donc en mesure d’exister, alors que son avenir apparaissait incertain avant le scrutin. Mais son recul illustre les difficultés persistantes de Renaissance dans une élection dont le résultat dépend largement de l’implantation locale des partis.
Horizons revendique désormais 20 sénateurs
La situation est plus favorable à Horizons. Le parti d’Édouard Philippe revendique désormais 20 sénateurs, soit deux de plus qu’avant le scrutin.
Tous ne siègent cependant pas dans le même groupe. Une partie des élus Horizons appartient au groupe Les Indépendants, présidé par Claude Malhuret, tandis que d’autres siègent à l’Union centriste. Cette répartition correspond à la tradition du Sénat, où les appartenances partisanes et les groupes parlementaires ne se superposent pas systématiquement.
L’Union centriste d’Hervé Marseille devrait, elle, conserver entre 58 et 60 sénateurs et rester l’une des principales forces de la Haute Assemblée.
Le « mercato » des nouveaux sénateurs commence
Les résultats du scrutin ne suffisent toutefois pas à déterminer la composition définitive des groupes. Plusieurs nouveaux sénateurs doivent encore choisir leur rattachement.
Les différentes formations disposent de quelques jours pour convaincre les élus non affiliés ou hésitants avant la déclaration officielle de la composition des groupes.
Le cas de Renaud Muselier est particulièrement observé. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, élu sénateur dans les Bouches-du-Rhône sous une étiquette Renaissance, ne prévoit pas à ce stade de rejoindre le groupe RDPI et doit encore déterminer où il siégera.
Pour Renaissance, Horizons et les centristes, une seconde bataille commence donc après les urnes : celle des rattachements. Elle permettra de connaître précisément le poids de chacun dans la nouvelle configuration du Sénat.

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