POLITIQUE France

Hanane Mansouri dénonce l’islamisme à l’Assemblée… mais se fait recadrer par Yaël Braun-Pivet !

Hanane Mansouri dénonce l’islamisme à l’Assemblée… mais se fait recadrer par Yaël Braun-Pivet !
Hanane Mansouri dénonce l’islamisme à l’Assemblée… mais se fait recadrer par Yaël Braun-Pivet !

Une vive tension a éclaté à l’Assemblée nationale après la tenue, mercredi 12 mars, d’une table ronde en réalité islamiste mais intitulée « Comprendre l’islamophobie pour mieux la combattre », organisée par le député LFI Raphaël Arnault. La présence du Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE), considéré comme l’héritier du CCIF dissous en 2020, a suscité une vague d’indignation parmi plusieurs élus. Parmi eux, la députée de l’Union des Droites pour la République (UDR), Hanane Mansouri, a tenté d’assister à cette réunion avec son collègue Charles Alloncle pour dénoncer l’événement, provoquant un affrontement avec Raphaël Arnault, qui les a expulsés en les qualifiant de « racistes » et de « fascistes ».

Face à cet incident, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a réagi en adressant une lettre aux deux députés, leur reprochant d’avoir provoqué une altercation et terni l’image de l’institution. Elle a déploré une « attitude inacceptable » et les a rappelés à l’ordre, affirmant que l’Assemblée nationale ne devait pas être le théâtre de « coups médiatiques ». Une mise au point qui a déclenché une riposte immédiate de Hanane Mansouri, dénonçant une inversion des responsabilités. « Pour Yaël Braun-Pivet, LFI peut faire venir des islamistes à l’Assemblée, mais en le dénonçant, c’est moi qui fais honte à notre institution ? » a-t-elle répliqué sur X, soulignant son devoir de parlementaire à alerter l’opinion publique.

Le choix de Yaël Braun-Pivet de ne pas interdire la tenue de cette table ronde, malgré les alertes répétées sur les liens du CCIE avec le CCIF, a renforcé la polémique. Ses opposants lui reprochent une complaisance coupable face à des organisations soupçonnées de proximité avec des mouvances islamistes. Pour ses détracteurs, cette position s’inscrit dans une volonté d’éviter les tensions politiques plutôt que de défendre fermement les valeurs républicaines. En revanche, ses partisans estiment que sa décision respecte la liberté d’expression et le rôle des députés dans l’organisation de débats au sein de l’Assemblée.

De son côté, Hanane Mansouri s’impose depuis son élection en juillet dernier comme l’une des figures les plus combatives sur cette question, dénonçant avec force ce qu’elle considère comme une dérive inacceptable des institutions. Malgré les critiques et les insultes reçues, elle affirme rester déterminée à lutter contre toute tentative d’influence de l’islamisme politique au sein des instances républicaines. Un engagement qui tranche avec la prudence, voire la passivité, de certains responsables politiques face à ces enjeux sensibles.

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