Les douaniers ont intercepté près de 3,9 tonnes de cocaïne au port de Dunkerque, dans le Nord, lors d’une opération menée lundi 7 septembre. La marchandise, dont la valeur est estimée à environ 225 millions d’euros, était répartie dans 167 ballots dissimulés au milieu de déchets en plastique. La découverte a été réalisée par les agents de la Brigade de surveillance extérieure du port et révélée jeudi par Vanessa Perrée, à la tête du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).
Le conteneur contrôlé était en provenance du Ghana et devait notamment transiter par le port belge d’Anvers. Selon le Pnaco, l’intégralité de la cocaïne découverte a depuis été détruite. Le parquet spécialisé s’est immédiatement saisi du dossier et a ouvert une enquête de flagrance afin d’identifier les personnes impliquées dans l’acheminement de cette cargaison et de déterminer l’organisation criminelle susceptible d’en être à l’origine.
Les ports secondaires dans le viseur des narcotrafiquants
L’enquête a été confiée à l’Office anti-stupéfiants. Les infractions susceptibles d’être retenues concernent notamment l’importation, l’acquisition, la détention, le transport, l’offre ou la cession de stupéfiants en bande organisée, ainsi que la participation à une association de malfaiteurs. Pour les qualifications les plus graves évoquées dans cette procédure, les personnes mises en cause encourent jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.
Cette prise intervient alors que les autorités observent l’utilisation croissante de ports secondaires par les réseaux de narcotrafic, qui cherchent notamment à contourner les grands terminaux faisant l’objet d’une surveillance renforcée. L’ampleur des saisies illustre la pression exercée par ces flux sur le territoire français : en 2025, les douanes avaient intercepté 108,81 tonnes de stupéfiants, toutes catégories confondues, pour une valeur totale évaluée à près de 2,2 milliards d’euros.

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