La mort de Prince Waly, annoncée dimanche 4 octobre à l’âge de 34 ans, met en lumière une maladie rare : le pemphigus paranéoplasique. Le rappeur, de son vrai nom Moussa Magassa, souffrait de cette affection qui avait interrompu sa carrière. Son label I See Colors évoque un combat de huit années contre une longue maladie, sans détailler les complications médicales ayant conduit à son décès.
Le pemphigus paranéoplasique est une maladie auto-immune. Le système immunitaire, normalement chargé de défendre l’organisme, attaque par erreur des protéines participant à la cohésion des cellules de la peau et des muqueuses. Cette réaction provoque des cloques qui peuvent se rompre et laisser des plaies douloureuses. Les lésions apparaissent souvent d’abord dans la bouche.
Une affection associée à une tumeur
Le terme « paranéoplasique » signifie que la maladie se développe en association avec une tumeur. Il ne désigne pas une propagation du cancer à la peau : les lésions résultent d’une réaction immunitaire. Cette forme de pemphigus peut notamment accompagner certains cancers du sang, une maladie de Castleman ou un thymome, une tumeur du thymus. La tumeur associée peut être bénigne ou maligne.
Ses conséquences peuvent dépasser les manifestations cutanées. Les atteintes des muqueuses rendent parfois l’alimentation et la déglutition difficiles. Certaines formes s’accompagnent également de complications pulmonaires susceptibles de menacer le pronostic vital. La gravité dépend donc de plusieurs facteurs, dont les organes atteints et la maladie sous-jacente.
Une prise en charge complexe
Le traitement vise à contrôler la réaction immunitaire, à soigner les lésions et à prendre en charge la tumeur associée. Selon la situation, les médecins peuvent recourir à des corticoïdes et à d’autres traitements agissant sur le système immunitaire. La prise en charge nécessite une surveillance spécialisée, notamment lorsque plusieurs organes sont concernés.
Pour Prince Waly, la maladie avait notamment entraîné une perte temporaire de la voix et une interruption de son activité musicale. Il avait néanmoins retrouvé le chemin du studio et publié Moussa en 2022. Si les informations rendues publiques permettent de nommer l’affection dont il souffrait, elles ne permettent pas d’établir précisément le mécanisme de son décès ni de lui attribuer une complication particulière.

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