Accusée d’avoir diffusé sur ses réseaux sociaux des clichés pris par un photographe professionnel sans autorisation, Jennifer Lopez fait l’objet d’une procédure pour violation de droits d’auteur. Les plaignants réclament 300 000 dollars de dommages et intérêts.
Des photos partagées sans licence
Le 4 janvier 2025, Jennifer Lopez apparaissait à Los Angeles en marge des Golden Globes, vêtue d’une robe blanche et d’un manteau de fourrure assorti. Ces images, capturées par le photographe Edwin Blanco et publiées par l’agence américaine BackGrid, ont été reprises peu après sur les comptes Instagram et X de la chanteuse. Selon une plainte déposée le 17 mai dernier à Los Angeles, cette publication aurait été faite sans autorisation préalable. Les deux parties demandent 150 000 dollars par cliché, soit un total de 300 000 dollars.
Le litige repose sur la propriété intellectuelle des photographies. Bien que Jennifer Lopez soit la personne photographiée, elle ne détient pas les droits d’auteur des images prises dans l’espace public. Dans le cadre du droit américain, ces droits reviennent exclusivement au photographe ou à l’agence qui l’emploie, sauf accord contractuel spécifique.
Les avocats d’Edwin Blanco estiment que ces images ont servi à renforcer l’image de marque de l’artiste et à promouvoir indirectement les créateurs ayant participé à sa mise en beauté, notamment la marque de vêtements Adrienne Landau, qui a reposté les clichés.
Des antécédents similaires et un accord non respecté
Les documents judiciaires précisent qu’un accord verbal aurait été trouvé entre les représentants de la chanteuse et les plaignants, mais que celui-ci n’a jamais été formalisé ni respecté. Ce n’est pas la première fois que Jennifer Lopez est confrontée à ce type d’action en justice. En 2019, elle avait été poursuivie pour une situation comparable, sans qu’aucune condamnation ne soit finalement prononcée.
L’affaire intervient alors que l’artiste prépare un retour médiatique, prévu notamment lors des American Music Awards. Ce nouvel épisode judiciaire pourrait à nouveau nuire à son image, à un moment où elle maintient une relative discrétion publique.