Le Venezuela a reçu 300 millions de dollars provenant de ventes de pétrole, a annoncé la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Il s’agit des premiers revenus liés à un accord d’approvisionnement pétrolier conclu avec les États-Unis, après l’arrestation de Nicolás Maduro plus tôt ce mois-ci.
Selon Delcy Rodriguez, ces fonds constituent la première tranche d’un accord portant sur plusieurs dizaines de millions de barils de brut. Elle a précisé que les recettes seraient utilisées pour stabiliser le marché des changes, renforcer les réserves en devises et soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs, via des interventions coordonnées de la banque centrale et des banques nationales.
De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient déjà récupéré une partie du pétrole vénézuélien dans le cadre de cet accord et qu’une partie serait revendue sur le marché international. Toutefois, des données maritimes consultées par Reuters indiquent que ces volumes n’ont pas encore été exportés.
Des sources bancaires ont indiqué que les 300 millions de dollars avaient été déposés sur un compte à l’étranger avant d’être répartis entre plusieurs établissements financiers vénézuéliens. Ces banques devraient ensuite proposer des dollars aux entreprises locales, afin de faciliter le paiement d’importations essentielles, notamment de matières premières.
Parallèlement, les autorités vénézuéliennes préparent une réforme de la loi sur les hydrocarbures, destinée à attirer davantage d’investissements étrangers. Cette réforme s’appuierait sur des modèles de partenariats déjà utilisés ces dernières années, tout en maintenant un rôle central pour la compagnie pétrolière publique PDVSA.
Cette annonce marque une étape importante pour un pays dont l’économie reste largement dépendante des exportations de pétrole. Après des années de sanctions et de restrictions financières, ces nouveaux flux de devises sont perçus par le gouvernement comme un levier clé pour tenter de stabiliser une économie fragilisée par l’inflation et la pénurie de devises.