Israël a été invité par les États-Unis à rejoindre l’initiative dite du « Conseil de la paix », portée par le président américain Donald Trump, selon deux sources informées citées par Reuters. Cette structure vise à contribuer à la résolution de conflits internationaux, au-delà du seul dossier de Gaza.
À ce stade, il n’était pas clair si Israël avait accepté cette invitation. Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas répondu aux sollicitations sur le sujet, laissant planer l’incertitude sur la position officielle de Jérusalem.
Donald Trump avait initialement évoqué la création de ce Conseil de la paix en septembre dernier, lors de l’annonce de son plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Toutefois, une invitation adressée récemment à plusieurs dirigeants mondiaux, et consultée par Reuters, décrit désormais un rôle élargi, destiné à traiter des crises à l’échelle internationale.
La Maison-Blanche a précisé que le Conseil de la paix superviserait notamment un Conseil exécutif pour Gaza, chargé de promouvoir la stabilité et la prospérité dans le territoire. Cette instance ne comprend aucun représentant palestinien, un point qui a suscité de vives réserves de la part des autorités israéliennes.
Le bureau de Benjamin Netanyahu a déjà critiqué la composition de ce Conseil exécutif de Gaza, estimant qu’elle allait à l’encontre de la politique d’Israël. Parmi ses membres figurent notamment le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan ainsi qu’un haut responsable qatari, ce qui alimente les tensions.
Israël s’oppose de longue date à toute implication de la Turquie dans la gouvernance de Gaza et entretient par ailleurs des relations difficiles avec le Qatar, malgré le rôle de médiation joué par Doha entre Israël et le Hamas. Ces désaccords pourraient compliquer une éventuelle participation israélienne au Conseil de la paix voulu par Donald Trump.








