Le département américain de la Sécurité intérieure a demandé à un hébergeur islandais de retirer des données volées concernant des dizaines de milliers de ses personnels, invoquant des risques concrets pour leur sécurité physique.
Les autorités américaines ont franchi une étape inhabituelle en s’adressant directement à une société d’hébergement étrangère pour tenter de contenir les effets d’une fuite de données sensibles. Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a contacté jeudi la société islandaise FlokiNET pour lui demander de retirer ou de restreindre l’accès à une base de données obtenue à la suite d’un piratage informatique.
La requête, rendue publique par FlokiNET elle-même, précise que les informations concernées « exposent plus de 40 000 personnes identifiables à des risques de harcèlement, de traque et d’atteintes physiques ». Il s’agit de membres du personnel du département, dont les données personnelles se trouvent désormais accessibles en ligne.
La démarche illustre les difficultés croissantes auxquelles font face les administrations publiques lorsque des données compromises sont hébergées hors de leur juridiction. En rendant la demande publique, FlokiNET a mis en lumière une procédure qui reste généralement discrète, soulevant des questions sur les obligations des hébergeurs étrangers face aux injonctions de gouvernements tiers.
Le DHS n’a pas précisé la nature exacte des informations contenues dans la base de données ni les circonstances précises du piratage à l’origine de cette fuite.









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