Donald Trump a annoncé que l’exécution du tireur de Fort Hood, Nidal Malik Hasan, prévue le 3 décembre, ne sera pas retransmise en direct. La décision met fin à une polémique qui avait uni républicains, démocrates et militaires contre le projet initial du secrétaire à la Défense.
Donald Trump a tranché : l’exécution de Nidal Malik Hasan, l’officier de l’armée américaine condamné pour la fusillade de Fort Hood en 2009, ne sera pas diffusée en direct. Le président américain a publié sa décision sur son réseau social Truth Social, mettant ainsi un terme à une controverse qui avait rapidement débordé les frontières partisanes.
Trump a reconnu qu’une telle diffusion publique « aurait pu constituer un puissant moyen de dissuasion pour que le monde voie comment l’Amérique traite les terroristes et les individus de l’espèce de Hasan ». Mais il a finalement estimé que « beaucoup de gens bien et bien intentionnés préféreraient ne pas le voir mourir, par streaming ou par quelque autre dispositif visuel ». L’exécution aura lieu par peloton d’exécution, comme prévu, à la prison militaire de Fort Leavenworth, dans le Kansas. Les familles des victimes pourront y assister en personne, si elles le souhaitent.
C’est le secrétaire à la Défense Pete Hegseth qui avait lancé la polémique la semaine dernière, en annonçant dans une vidéo publiée sur le compte officiel du Pentagone que l’exécution serait rendue publique et accessible à tous. Cette annonce avait immédiatement suscité une vague de critiques, y compris au sein du camp républicain. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, avait jugé qu’une telle mise en scène risquait de devenir « un outil de recrutement pour de futurs terroristes ».
Plus de quarante généraux et amiraux à la retraite avaient cosigné une lettre ouverte pour s’y opposer fermement, estimant qu’une exécution télévisée « ternirait l’honneur de l’armée » et « ferait de Hasan un martyr ». Le vice-président JD Vance, interrogé sur la compatibilité d’une telle mesure avec ses convictions chrétiennes, avait pour sa part indiqué qu’il ne regarderait pas la retransmission, tout en rappelant que Hasan avait « brutalement assassiné de nombreuses personnes innocentes ».
Nidal Malik Hasan était major et psychiatre militaire lorsqu’il a ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un bâtiment médical de la base de Fort Hood, au Texas, sur des soldats qui attendaient en file pour recevoir des vaccins avant leur déploiement. Il avait crié « Allahu akbar » avant de tirer. Blessé par balle dans le dos lors de son interpellation, il est depuis lors paraplégique et se déplace en fauteuil roulant. Lors de son procès, il avait déclaré avoir commis cette attaque pour protéger les membres des talibans afghans des soldats américains. Son exécution sera la première réalisée par l’armée américaine depuis 1961.

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